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Nos racines Ce sont des étudiants hutois qui après un séjour en
Angleterre, introduisirent la pratique du jeu "Football" à Huy ;
cela se passait au cours de la dernière décennie du 19ème siècle. C'est ainsi que vit
le jour, en 1896, le premier club de football de Huy, dénommé Huy
Football Club. Il put disposer, comme terrain de jeu, de Le public suivit
assez rapidement le mouvement lancé par une partie de la jeunesse hutoise. Le
nombre de spectateurs ne cessa de grossir et la passion fit bientôt son
entrée sur et autour du terrain au point que l'on dut déplorer quelques
débordements. La direction du Club fut même amenée à réagir et on put voir
des avis placardés à l'adresse du public sur lesquels on lisait : "les
spectateurs sont priés de rester derrière les fils de clôture et de ne pas
adresser des menaces aux visiteurs sous peine de voir notre club perdre le
match sur le tapis vert". C'est en 1909
que le club s'affilia enfin à 1911 est une nouvelle
date importante car c'est celle de la création d'un 2ème club
hutois : le Cercle Sportif Hutois qui dispose d'un terrain sur
Une rivalité
terrible va opposer les deux clubs ; leurs derbys se déroulent devant près de
2000 personnes ... La première rencontre entre les frères ennemis se termina par
un partage mais, au retour, c'est le Cercle qui l'emporta par 4-2 sur son
rival. A la veille de Une histoire en
Jaune et Noir Les « fusionnés » reprirent le championnat en 1920
en 2ème Provinciale. La Ville mit à leur disposition un terrain,
place Pierre l'Ermite. C'est alors que
prend place un événement important qui va conditionner la vie du club pendant
des décennies : l'aménagement d'un stade de Football sur un terrain
acquis rue du Long Thier. C'est une Société Coopérative qui gère ce
domaine qui est inauguré en A l'Assemblée
Générale de 1924, le Président Fievez salua son successeur, le notaire
Albert Grégoire et remercia le Président d'Honneur, Armand Grégoire pour ses
bienfaits. A ce moment le club comptait 180 membres, dont 130 joueurs et 20
arbitres parmi lesquels le Major Degotte qui allait avoir une carrière
d’arbitre international remarquable. Le 13 août, devant 3000 personnes, eut
lieu l'inauguration du Monument élevé au Stade à la mémoire des
membres du club morts pour la patrie. C'est en 1927
que l'Union force les portes de la Promotion mais pour une saison
seulement. La nouvelle saison
en Promotion est une marche triomphale. L'Union étrenne ainsi de belle
manière le titre de Société Royale que le Roi vient de lui octroyer.
A la déflagration
de la seconde guerre mondiale, c'est la mobilisation générale ; presque tous
les clubs sont exsangues et ne peuvent plus former une équipe représentative.
Il n'est plus possible d'organiser des championnats nationaux. Il faut attendre le
V-day pour voir la Fédération se restructurer. Le dessus du panier est
composé de la Division d'Honneur et de deux Divisions 1 dont l'Union fait
partie. Mais elle est très affaiblie ; elle retrouve plusieurs de ses bons
joueurs d'avant le conflit, mais ils sortent des camps de prisonniers
allemands et sont convalescents. La R.U.H. parvient à se maintenir mais ne
peut éviter la chute l'année suivante, après avoir toutefois réalisé quelques
coups d'éclat comme sa victoire sur le Daring, le grand favori. Au cours des années
suivantes, l'Union fera usage de l'ascenseur, faisant la navette entre la
Division 1 et la Promotion (il n'y avait pas de Division 3 à cette époque). 1953 est le début de
l'ère des fameux derbys avec Waremme et Andenne. Le match Andenne - Huy fut
mémorable : sur un terrain boueux à l'extrême, les locaux mènent 3-1 au repos
; en 2ème mi-temps, les poids légers Faniel et Caffiaux semblent
voler sur la boue et Huy renverse totalement le score émergeant finalement
par 5-6 !
L'année suivante,
l'autre derby, Huy-Waremme cette fois, fut aussi palpitant : Le score était
de 3-3 à 5 minutes de la fin quand Waremme bénéficia d'un penalty ;
Kempeneers le tira en force et ce fut le miracle : Stassin s'envola, capta le
ballon, dégagea de loin en direction de Fallais qui prit de vitesse
l'arrière-garde visiteuse trop avancée et alla signer le 4ème but
local, celui de la victoire. Naissance du
journal du club : C'est en 1955 que Messieurs Pierre Halut et Robert
Bury (tous deux Administrateurs) fondent le "Jaune et Noir". 1959 voit célébrer le cinquantenaire
de la R.U.H, sous le patronage du Prince Alexandre. Après les joies,
les peines : en effet, le club va bientôt perdre deux de ses plus glorieux serviteurs.
C'est d'abord Pol Degotte, l'homme aux 600 matchs en équipe Première qui
s'éteint après une pénible maladie. Un peu plus tard, c'est le valeureux
capitaine de l'équipe-fanion, Pol Janssens, qui trouve la mort dans un
accident de roulage. Après une montée en
3ème Nationale pour la saison 1965-66, le club va tomber
comme une pierre, en 2 saisons, en Provinciale. Il lui faudra plusieurs
années pour s'extraire de ce purgatoire. 1977 marque un nouveau
tournant dans l'histoire de l'Union Hutoise, elle quitte son Stade du Beau
Site (qui continuera cependant à abriter les équipes de jeunes) et s'installe
au Stade Communal Avenue de la Croix-Rouge. En 1983, Le championnat 1987-88
voit l'Union fêter une nouvelle fois un titre de champion ; après un duel
palpitant avec Malmedy et Libramont, l'Union se détache irrésistiblement. C'est
de nouveau la Division 3. Le combat y sera très dur, le club étant isolé
dans une division néerlandophone composée d’adversaires disposant de gros
moyens surtout financiers. En 1989, Huy se sauvera de justesse, mais
ne pourra malheureusement éviter la relégation douze mois plus tard. 1987, 88 et 89 des années de coupe
de Belgique où nous allons briller : 1988 voit de nouveau
une belle prestation hutoise. Au cinquième tour ils sont opposés à un
"grand" de la Division 1 : le R.F.C.Liègois. Devant 3000 personnes
les nôtres font jeu égal, se créant le même nombre d'occasions que son
adversaire. Ceux-ci inscriront leur premier but sur une phase litigieuse et
ne pourront se rassurer qu'en toute fin de partie grâce à deux nouveaux buts. 1989, encore un très
beau parcours, récompensé par la venue du prestigieux club bruxellois, le
Sporting d'Anderlecht. Sous la conduite de leur entraîneur Aad De Mos et
devant une foule nombreuse venue voir le "géant" mauve manger le
"petit", les Anderlechtois n'alignèrent pas moins de 15
internationaux. Nos Hutois donnèrent pas mal de fil à retordre à ce grand
d'Europe ; plus d'une fois acculé devant son but, le joueur hollandais Van
Tichelen dut avoir recours à des fautes méchantes. Ce qui permis à Mommens de
relancer la partie en inscrivant un but sur penalty (1-2). Anderlecht se
qualifiera, mais aura souffert pour y parvenir.
Fin du championnat 1989-90
le Président Jules Dethier démissionne et deux décès endeuillent le club : il
s'agit de Victor Putemans au fameux pied gauche et Ernest Bastianelli, ce
virevoltant ailier. A l'aube du
championnat 1990-91, la R.U.Hutoise fait « peau neuve ».
C'est un jeune avocat hutois, Jean-François Marot qui accepte le poste de
Président. Le championnat débute on ne peut plus mal : un 0 sur 10 ! Il est
grand temps de changer son fusil d'épaule. Exit R. Corbaye et c'est Roland
Pirson qui reprend Le championnat 1991-92
reprend et aucune décision n'est encore tombée. C'est seulement à la fin du
mois d'octobre que le jugement tant attendu est rendu : Farcienne est
condamné et descend en Provinciale, Huy est sauvé. Ce sont des travaux forcés
qui débutent, avec 8 rencontres de retard (2 rencontres par semaine). Les
troupes vont voler de succès en succès. Le deuxième tour est moins glorieux,
l'entraîneur J. Huynen ne se tracasse pas ; d'autres clubs auront à leur
tour un passage à vide. Le championnat 1992-93
: Le championnat 1993-94
voit Huy versé en Promotion D avec des clubs des provinces du Brabant, Liège,
Luxembourg, Namur et Hainaut. En fin de saison la R.U.H. obtiendra son
maintien sans trop de peine avec 28 points. A épingler le derby Waremme-Huy
au déroulement curieux ; après un quart d'heure équilibré, Huy ouvre le score
puis Ernest marque deux but en soixante secondes. Le match est joué. Le championnat
nouveau se prépare mais, au cours du précédent, de gros nuages se sont
accumulés dans le ciel de la R.U.Hutoise. Le club disposait, depuis le
transfert de ses activités principales au Hall Omnisports, de deux autres
terrains : il s'agissait : 1) des anciennes
installations du Long Thier. Mais ce terrain, à la suite d'un ancien litige
judiciaire, était devenu la propriété de l'industriel Thiry. Celui-ci fit
savoir aux administrateurs du club qu'il reprenait possession de
« son » terrain pour y bâtir une villa. 2) d'un terrain
avec vestiaires et buvette, situé en face du terrain principal, avenue de Le Président
Jean-François Marot est confronté à une situation inextricable, tant sur le
plan technique que financier. Le club plonge dans les dettes car la vie
continue et avec elle les obligations. Le club est menacé
de disparaître de la carte des sociétés de football. C'est impensable. Ce
club glorieux qui a animé la vie locale depuis près d’un siècle, ne peut
succomber. Dès lors, les autorités communales et dirigeantes se rencontrent
pour trouver une solution et, pour la première fois, il est imaginé qu'une
fusion entre la R.U.Hutoise et Huy Sports pourrait être une bonne chose. Les dirigeants de
l'Union ne le savent pas encore et les supporters encore moins; mais c'est le
dernier championnat que Pour l'entame du
championnat 1994-95, Huy est déforcé; l'A.C.H.E. est venue nous
enlever nos meilleurs éléments, d'autres départs ont lieu sans que l'on
puisse s'y opposer. Il faut tout reconstruire; c'est la nouvelle loi du
sport. L'entraîneur Docquier est dans l'embarras; on le comprend. Nous sommes
au « temps des vaches maigres » et l'entraîneur prend le risque
d'incorporer des Juniors. Ce sont d'excellents joueurs qui font leur entrée
en équipe fanion et il semble que cela marche. La saison se poursuit avec des
« hauts et des bas » mais la récolte en points est suffisante pour
assurer le maintient en Promotion. Ce championnat se termine par une victoire
écrasante sur Namur (6-0) et une défaite de justesse (2-1) à Prayon. Huy
Sports : un club autrement C’est sous l’impulsion de Joseph Deffet journaliste au
« Monde du travail » que Huy Sports a vu le jour en 1947.
Son slogan à la fondation était « Sport – Démocratie – Santé ». Sa
volonté fut aussi de créer un club simple convivial et multidisciplinaire,
d’où l’orthographe de Huy Sports avec un « s ». Enregistré à
l’Union belge de football le 20/05/1947, il reçut le matricule 4747. Grâce à un comité dynamique
et ambitieux, Huy Sports va frapper fort dès sa première saison. Tout
d’abord, il inaugure sous le soleil son terrain du vélodrome (mis à
disposition par l’union Coopérative) le 8 novembre. Ces installations en
triste état auront demandé un long travail de bénévoles pour réaliser entre
autre, une alimentation en eau, des vestiaires, une buvette, l’aménagement
d’une zone neutre à coups de masses et de piques. Lors de l’inauguration le
Président Monsieur Georges Counasse rappelle les principes qui guident ses
dirigeants : « Faire du sport, pour le sport et pour le bien-être
physique qu’il peut procurer ». Et Monsieur Joseph Deffet de conclure
que les installations de Huy-Sports étaient accessibles à tous les
groupements scolaires et d’éducation physique. Deuxième événement
important de la jeune existence de Huy Sports, la concrétisation d’une idée
que l’on croyait lumineuse mais qui par la suite se révèlera être à la base
d’années bien sombres. En effet voulant aller de l'avant le club ambitionne
de se doter d'un éclairage de 24.000 Watts (il sera ainsi le 2ème
club de la province à pouvoir s'en orgueillir). L'affaire semble bien partie,
les frais devant être couverts par le match d'inauguration en nocturne du
jeudi 19 février : R.F.C. Liègeois - R.C. Malinois. Malheureusement, ce jour
là il va geler à pierre fendre, les trains et les tramways ne roulent pas,
les routes sont impraticables. Les recettes ne furent pas celles espérées et
Huy Sports dut en subir les conséquences pendant de nombreuses années. Troisième temps
fort d’une saison bien chargée, le titre. Dirigée par un comité sportif (dont
les membres sont élus par les affiliés lors de l’Assemblée générale), les
vert et blanc de Huy Sports remporte le championnat de 4ème et
monte en 3ème prov. Série D. 1950 : après avoir
échoué deux fois sur le poteau (3ème en 48/49 et 2ème
en 49/50), le club se restructure, modifie son comité, engage un
entraîneur diplômé en la personne de Mr Pol Degotte, inscrit une deuxième
équipe en division IV afin de pouvoir faire jouer ses réservistes. Les
dirigeants souhaitent pouvoir compter sur la bonne volonté de tous les
équipiers : les voir s’entraîner avec régularité ; être oubliés par
la malchance et les accidents et pouvoir compter en permanence sur les Siplet
(capitaine), Pailhe, Baeken, Gerard, Jaspart, Rocour, Gohy, Leflot, Limet,
Mossoux, Poncelet, Chevalier, Deffet, Walmach et autres « verts et
blancs » capables de mener la barque à bon port. Les efforts consentis
par les différentes parties furent récompensés Huy Sports remportera le
championnat avec brio.
1951/52, pour permettre à
l’avant centre de l’équipe François Leflot (daltonien) de reconnaître ses
équipiers, le club change ses couleurs et passe du vert et blanc au bleu et
blanc. Huy Sports a des avants rapides et prolifiques mais aussi une défense
perméable (en plus de ses butteurs de la saison 52/53 Gohy, Biava,
Jaspar le club transfert un nouvel artilleur venant du Standard de
Liège : Van Mullen). Il terminera ces deux championnats à une très
honorable 5ème place. 1954/55 : Le départ
de trois pions majeurs de l’équipe donnera un coups d’arrêt à cette belle
machine qui pratiquait un bon football. Et les saisons suivantes ne seront
que d’un faible intérêt (12ème, 14ème, 11ème,
8ème, 9ème). Le 14 mai 1959 le
journal « La Meuse » publie l’article suivant : A l’issue
d’une assemblée générale, le conseil d’administration de Huy Sports s’est
réuni et a pris au sujet de la saison prochaine, d’importantes décisions. En
vue de renouveler considérablement ses équipes, Huy Sports a placé sur la
liste des transferts, une bonne partie des joueurs de l’équipe fanion et de
l’équipe réserve. Il s’agirait de compenser des achats importants
actuellement en vue! Et en début de
saison 59/60 : Huy Sports se trouve à un tournant décisif de son
existence puisque celui-ci dépendra exclusivement de ce qui ressortira de la
prochaine assemblée générale. Quoi qu’il en soit pas moins de neuf éléments
ont été cédés à divers clubs de Avec une caisse
complètement vide, c’était une gageure et une entreprise audacieuse, mais les
nouveaux comitards s’y attelèrent courageusement. Après la démission aussi
brusque que spectaculaire du conseil d’administration, les nouveaux élus au
cours de sa dernière séance sont : J. Degotte, J. Huar, L. Delferrière,
F. Rousselle, Mrs Foncoux, Holtzemer, J. Jacques, F. Marique, P. Pailhe.
Malheureusement ces vaillants joueurs et comitards ne purent éviter la
descente en 3ème Provinciale après neuf ans passés à l’échelon
supérieur. Un autre article du
journal « La Meuse » (16/8/62) : Où en est le futur
stade ? Question posée par le président de l’Union Hutoise lors de la
réception qui suivit Remarque qui en dit
long sur l’état d’esprit de nos représentants communaux de l’époque. Après 13 années où
il visitera les séries B, C, D de la 3ème Provinciale, après un
championnat 71/72 à oublier au plutôt, Huy Sports retrouve
Les commentaires
dans la presse à l’issue du dernier match résume bien la saison : Jacky Leroy
(l’entraîneur) : « C’est une excellente saison mais il faut mettre
l’accent sur la manière très disciplinée dont l’équipe s’est comportée tant
en championnat qu’à l’entraînement ». J. Fiévez (délégué
de l’équipe) : Avec cinq points de retard à l’entrée du second tour, personne
ne croyait plus à J.M. Bernard
(Président du comité de coordination) : Nous aurions tous été bien
surpris si on nous avait annoncé ce qui arrive aujourd’hui en début de
championnat. En effet notre but était de terminer dans les trois premiers,
mais les choses ont tourné à notre avantage. Nous avons bénéficié des services
d’un excellent entraîneur en la personne de Jacky Leroy, et on peut dire que
pas un joueur n’a bronché. A l’entame de la
saison 73/74, Huy-Sports dispose d’un cycle complet d’équipes d’age,
chose encourageante pour l’avenir. En fin de saison l’équipe 1er
sauve sa peau en terminant à la quatorzième place. Après une première
saison difficile en 2ème Prov., le comité décidé de choisir un
entraîneur plus technique et porte son choix sur M. Siplet ancien joueur de
Huy Sports. Entraîneur aux idées d’avant garde (5-3-2). Malheureusement les
joueurs de Huy Sports trop traditionalistes ne s’intégrèrent pas dans ce
système. Il produirent un jeu indigne de la 2ème provinciale et ne
purent éviter la culbute. 1975, les travaux de
construction du complexe sportif obligent le club à quitter le terrain
du Vélodrome. Pour ce faire la ville aménage un terrain d’attente à
l’emplacement de l’actuel stade. Avec des vestiaires et une grande tente
comme buvette. Anecdote : le terrain
d’entraînement de Le dimanche 4
septembre 1977, sous un soleil radieux, Huy Sports inaugure le Stade
Communal. Pour ce nouveau championnat le comité avait choisi M. Toussaint
comme joueur entraîneur. Il fut remplacé en cours de saison par Jacky Leroy.
Huy Sports terminera 15ème du championnat et devra jouer le tour
final pour éviter la culbute. La saison 1978/79,
l’Union Hutoise et Huy Sports jouent alternativement sur le terrain du stade
communal, l’U. Hutoise trouve qu’en jouant de la sorte, la pelouse se dégrade
rapidement. Afin d’éviter les ennuis et avoir son indépendance Huy Sports
demande l’agrandissement de sa buvette, des vestiaires et la construction
d’une petite tribune sur son terrain de la rue du Coq. Et en 1979,
les instances communales ayant répondu favorablement à la demande, Huy Sports
prend possession de ses propres installations pour débuter le championnat. 1980/81 : Tant va
la cruche à l’eau qu’elle se brise. Encore 15ème à la fin du
championnat (trois fois en 4 saisons) et à nouveau le tour final pour éviter Le 5 mars 83
Huy Sports fête son 35ème anniversaire. Il organise une exposition
« photos » retraçant la vie du club. Et M. Savonet prépare un
banquet gastronomique pour plus de deux cents convives. Après deux saisons
difficiles en 80/81 et 82/83, Huy Sports fait appel à un
entraîneur chevronné en la personne de Marcel Mossiat, non seulement il
entraîne l’équipe première et la réserve, mais aussi impérativement les
juniors qui pour lui font partie de la relève du club. Chez les jeunes,
trois périodes bien distinctes : A) Dès sa création
le club inscrit une équipe Scolaires et une Cadets (47/48) ainsi qu’en
49/50. Nouvelle essai avec une équipe de Cadets en 54/55, ensuite
abandons des équipes de jeunes pendant 14 saisons. B) De 67/68
à 83/84 un comité de Jeunes autonome crée par Messieurs Norbert
Henin, Léon Delferrière et Jean Fery. C) De 84/85 jusqu’à
la fusion : Une équipe est mise en place au sein du comité principal.
Equipe supervisée par Monsieur J. Vandenreyt (Président du comité sportif). Le 30 avril 85,
après 10 ans de galère ou Huy Sports est descendu la saison 74/75 en
D3 et l’année 80/81 en 4A, Huy Sports retrouve la Division 3A, grâce à sa
victoire 3-0 contre Oleye. Fin de saison 86/87,
M. Mossiat met fin à ses fonctions, H. Hombleu termine sa carrière
footbalistique après 10 années passées au club. F. Leflot quitte pour des
raisons de santé son mandat de correspondant qualifié. Poste qu’il exerce
depuis 28 ans avec toutes les compétences requises. 1987 l’année du 40ème
anniversaire : Une pièce en étain commémore cet événement. Un banquet
anniversaire fut organisé auquel plus de cent cinquante convives ont
participés. En juin 87 Mme Lizin Bourgmestre inaugure la tribune
couverte (deux cents places). Depuis 5 ans Huy
Sports se reconstruit et au deuxième tour de la saison 1987/88
l’équipe première éffectue un parcourt digne d’un champion . Saison 1989/90
: Premier après quinze rencontres, baisse de régime il est vrais lors des 16
et 17ème journées qui se soldent par deux défaites, l’entraîneur
D. Nawezi est remplacé par M. Mossiat (suivant l’avis du président de
l’époque Mr Rousselle, ce fut une injustice qu’il regrette encore
actuellement). 1991/92 : Après 10 rencontres
M. Mossiat démissionne, il est remplacé par R. Drioul qui conduira l’équipe
vers la remontée en 2ème Prov. via le tour final des 2èmes classés.
Cette saison Huy Sports ne fut pas épargné par le malheur. Après le décès de
François Leflot en novembre 91, il devait en février 92 perdre
son sympathique et brillant avant M. Salami. Avant le coup
d’envoi du dernier match à domicile (le club étant certain de monter en 2ème
Prov.). Le président F. Rousselle remercia les membres du club tant les
comitards que les joueurs pour le travail fourni par chacun avec comme
résultat cette remontée tant espérée ! L’échevin des sports Ph. Delhalle
félicita les joueurs mais aussi le comité et toutes les personnes travaillant
dans l’ombre au service du club, il mit aussi en exergue l’excellente
politique de recrutement qui fait de Huy Sports un des clubs de la région les
mieux représentés au niveau des jeunes. Et François Rousselle
d’ajouter : nous alignerons treize équipes la saison prochaine à savoir,
trois en diablotins, une pré minimes, deux de minimes, une cadets, une
scolaires, une juniors, deux réserves, une première et une vétérans. 1992/93 à 1994/95 :
Les trois dernières saisons (en 2ème Prov.) de son histoire, Huy
Sports les passe en beauté. Comme il avait débuté son existance, produisant
un beau football avec des avants percutant et prolifique mais aussi une
défense perméable. Les dernièrs buts de Huy Sports furent inscrits par V.
Delhalle et B. Mustapha. Huy Sports n’est
plus vive le R.F.C. Huy. Naissance du R.F.C.HUY «Tu
enfanteras dans la douleur »… En 1995, le football hutois change
de « look ». Comme dans de
nombreux clubs, à l’Union Hutoise, la situation financière devient de plus en
plus préoccupante. Il est impératif d’arrêter l’hémorragie... Le Président
Marot se met donc en relation avec le juge Jean Vandenreyt, membre du C.A. de
Huy Sports, afin d’évoquer l’éventualité d’une fusion des deux clubs. Il
argue du fait que la vente de ses meilleurs joueurs pourrait compenser le
déficit financier. Pour ce faire,
d’année en année, des joueurs de l’Union Hutoise faisant partie d’une liste
nominative précise seraient transférés ponctuellement çà et là, ce qui
devrait permettre au nouveau club de résorber progressivement l’emprunt
contracté. Pour l’Union
Hutoise, ce vieux soldat au passé glorieux, la fusion est le seul moyen pour
survivre. Pour Huy Sports, une possibilité d’intégrer une structure plus
large, donc sans doute plus performante. La ville de Huy,
qui voit d’un bon oeil une fusion éventuelle, s’engage à garantir l’emprunt
de « soudure ». C’est ainsi qu’à la suite de cette prise de
position du Collège échevinal, l’Union Hutoise vote la fusion par 45 voix
contre 3. Quant à Huy Sports, plus réticent au départ, il fait finalement de
même par 8 voix... contre 7. Un
nouveau club vient de naître Il portera le nom
de R.F.C. HUY avec le bleu et le noir comme couleurs (un peu plus
tard, lors de l’élaboration de la « Charte communale », le rouge,
le jaune et le bleu, les couleurs de la ville, remplaceront les premières).
Le président de
l’Union Hutoise, tout en restant membre du C.A., passera le levier de commande
à Monsieur Henri Rorive, l’ex-président de Huy Sports, tandis que le nouveau
Conseil d’Administration sera composé à parité de dirigeants de Huy Sports et
de l’Union Hutoise.. Et le foot. dans
tout ça? Le nouveau club va donc entamer son premier championnat, soit la
saison 95–96, en Promotion D. L’équipe aborde la compétition avec
beaucoup d’ardeur et ses premiers résultats fort prometteurs sont générateurs
d’espérances... Après, bons et
mauvais résultats alterneront, laissant finalement sur leur faim dirigeants
et supporters. Le championnat se terminera sans problème avec une 9ème
place au classement général et un actif de 38 points. Il s’agissait donc
d’une performance de qualité moyenne qui n’a pas attiré aux matchs la foule
espérée.
Une ère
nouvelle : celle de la libéralisation des transferts. « L’affaire
Bosman » va littéralement modifier la donne en général et celle du
R.F.C. Huy en particulier. Sans entrer dans les détails des péripéties de
cette « affaire Bosman », disons qu’en fin de compte, tous les
joueurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs deviennent progressivement
libres et que l’on en arrive au paiement par le club acquéreur d’une
indemnité dite de « formation », indemnité ridiculement
maigrichonne par rapport aux prix antérieurs des transferts... Cette
situation nouvelle va secouer le club et ruiner ses plans de remboursement.
C’est à ce problème, qu’au cours de sa première année d’existence, le R.F.C.
Huy va se trouver confronté et tenter d’en sortir en multipliant
inlassablement diverses activités « extra-sportives ». Que nous réserve la
campagne 96-97? Sans doute attirés par des terrains à l’herbe plus
tendre, durant l’entre-saison, 9 des joueurs de notre équipe de base ont
émigré sous d’autres cieux. Comment colmater toutes ces brèches? Avec toute
la prudence (financière) que la situation implique, il va falloir rebâtir une
équipe capable de se défendre dans un championnat de « promotion
D » aux luttes souvent très âpres. La série dans laquelle les
« Bleus et Noirs » vont devoir lutter est constituée de formations
wallonnes, dont 3 seulement de la Province de Liège.
Pour les Hutois, ce
championnat débute fort mal puisqu’ils sont battus (2-3) lors de la première
rencontre sur leur terrain par l’équipe de Comblain. En cours de route, les
« Bleus et Noirs » alterneront bons, moyens et moins bons
résultats. Finalement, c’est (encore) Comblain qui, en forçant le partage sur
son terrain face à Athus lors du choc final, obligera cette dernière équipe à
disputer les matchs de barrage à la place de Huy...Ouf! Le
troisième championnat (97-98) en « promotion » et le
« plouf! » en provinciale. Dans les rangs des
dirigeants hutois, l’optimisme est de rigueur. La cuvée est présentée au
public à l’omnisports. Retenons-en les paroles du président Rorive :
« Nous espérons vivre une année moins stressante que celle qui se
termine où on ne s’est sauvé que lors de l’ultime journée...Avec tous les
nouveaux venus, j’espère qu’on va disputer un championnat convenable avec de
bons résultats, surtout chez nous où on attend un public plus nombreux que la
saison passée ». Hélas, les
résultats ne répondent pas aux espérances. En alternant bonnes et mauvaises
performances, notre équipe concède trop de partages (douze au total, qui ne
génèrent que 12 petits points alors que la victoire à 3 points a vu le jour!)
Au dernier match du championnat, la victoire à Libramont s’impose sous peine
de naufrage. A la suite d’une nouvelle contre-performance, l’équipe est
vaincue sur le score sans appel de 4-1 et atterrit à l’avant-dernière place
du classement général. C’est la culbute en Première Provinciale. Tout au long
de ce championnat , une guigne insigne a poursuivi l’équipe: que de matchs
perdus par le plus petit score! que de shoots sur la latte ou les montants du
but! que de joueurs suspendus, blessés, indisponibles! Et tout ça pour
n’échouer qu’à un tout petit point du « sauvetage » ! Mais là où les
choses se gâtent plus encore, c’est sur le plan financier. Une gestion saine
et prudente des finances ainsi que l’organisation d’une multitude d’activités
« extra-sportives » ne sont malheureusement plus de nos jours gage
d’une réussite certaine. C’est ainsi que lors d’une réunion du C.A. du 3
février 1998, le président Henri Rorive est obligé de donner lecture
d’une lettre dénonçant le prêt garanti par la ville de Huy. D’urgence des
contacts entre dirigeants du club et responsables communaux sont pris. La
ville propose un projet de« Charte communale » à ratifier
par les 2 parties. Des désaccords apparaissent. Le Président démissionne. Le
projet de charte est retravaillé et sérieusement amodié. Un accord est
finalement trouvé et ceux qui sont restés décident de retrousser à nouveau
leurs manches. Le
championnat 98-99. Le retour en « Provinciale ». Une
« chute » en « Provinciale » (qui n’a pourtant rien d’une
descente « aux Enfers ») s’accompagne toujours de
bouleversements. Le club va devoir se « restructurer ». Selon les
termes de la Charte, il va se doter d’un Comité directeur constitué de 12
membres dont 3 responsables financiers. Il va aussi élire un nouveau
président. C’est finalement le vice-président du club, Monsieur A l’aube de sa
première saison en « provinciale », voilà donc le R.F.C.HUY, grâce
à la Charte communale, reparti sur de meilleures bases financières. Dès le début,
l’équipe est surprise par la rugosité du jeu en « provinciale » et
alterne bonnes et mauvaises prestations, celles-ci hélas nettement
majoritaires. En janvier 99, les résultats sportifs restent
insuffisants. Et stupéfaction! Le danger se profile à l’horizon : celui
d’une nouvelle culbute à l’étage inférieur. Incroyable, mais vrai! Aussi surpris que
déçus et afin de créer le fameux « choc psychologique », les
dirigeants changent d’entraîneur. Patrice Broeders est remercié et remplacé
par Julien Gauthy qui stoïquement accepte de reprendre le flambeau.
Heureusement, son bilan sera finalement positif : Huy se sauvera. Il aura
fallu attendre le dernier match à Waremme (victoire sur le score de 0-2) pour
enfin respirer. Le
championnat 1999-2000 : le creux de la vague … encore et
toujours ! Une arrivée remarquée,
celle de Guy Demunck, nommé au poste de coordinateur des jeunes et
d’entraîneur des gardiens.
Optimistes comme il
se doit, les responsables hutois veulent toutefois rester les deux pieds sur
terre. Ils souhaiteraient faire constamment partie des cinq premiers,
effectuer un bon parcours en coupe de la province et attirer à l’omnisports
de nombreux supporters par un football chatoyant, attractif et performant.
Espoirs une fois de plus déçus et comment? En football, il ne faut jamais
jurer de rien. Le passage à l’an 2000 risquera même d’être fatal quant
au maintien en première provinciale. A la fin de l’automne,
il apparaît que le climat se détériore entre l’entraîneur et certains
joueurs. Et quant ça ne va pas, la coutume veut que l’entraîneur essuie les
plâtres. Julien Gauthy est congédié. Il sera remplacé par Guy Demunck.
N’ayant pas, lui non plus, de baguette magique pour transcender l’équipe,
sous sa direction les résultats restent insuffisants et, au fil du temps, les
chances de maintien deviennent de plus en plus aléatoires. L’équipe se
sauvera, mais il faudra une fois encore, attendre la dernière rencontre du
championnat et un fameux concours de circonstances pour être rassurés. Le
championnat 2000–2001 : le redressement sportif …enfin ! Après 2 années de
galère, le R.F.C.HUY entend se stabiliser et vivre une saison sereine avant
d’afficher de nouvelles ambitions. Depuis la fusion,
le club a vécu plus de désillusions que de satisfactions: des sauvetages de
dernière minute, des espoirs régulièrement déçus, un maintien presque
inespéré en première provinciale, en un mot, un régime de douches écossaises.
Conscients qu’ils viennent de frôler un nouveau péril, les dirigeants hutois
veulent structurer une équipe plus solide qui évitera les affres de Championnat
2001-2002. Une fois de plus,
au cours de la transhumance estivale, de nouvelles têtes sont apparues tandis
que d’autres s’effaçaient... Toutefois, changement intéressant, le “noyau de
première ” sera sensiblement “dégraissé ”, d’où économie financière
et meilleure possibilité pour les jeunes du cru de pointer le bout du nez. Le
nouvel entraîneur, Monsieur Coutereels, jouera d’ailleurs parfaitement le jeu
puisque au cours du championnat, une dizaine de juniors participeront aux
rencontres... Fait marquant : la
compétition débutera très mal. En effet, lors du premier match, les Hutois
seront battus sur leur propre terrain sur le score sans appel de 0-3 par
leurs voisins de Bas-Oha qui remporteront finalement le championnat. Malgré le
rajeunissement des cadres, l’objectif final sera pourtant atteint puisque
l’équipe terminera à la 4e place du classement général avec un total de 49 points.
Elle disputera le tour final et en sera éliminée contre le cours du jeu sur
le terrain du deuxième montant, La Calamine. Championnat
2002-2003 : la fin du purgatoire. Ce championnat
serait-il celui du retour en Promotion ? Beaucoup de dirigeants y croyaient
fermement et à l'aube de la saison, ils n'hésitaient pas à faire état de
leurs ambitions. Chat échaudé craint l'eau froide ; il n'était plus question
de courir le risque de livrer une saison calamiteuse en série provinciale
comme ce fut trop souvent le cas par le passé. Dans les limites du budget, il
fallait absolument consentir quelques efforts financiers et se renforcer
durant l'entre saison tout en maintenant au bercail les valeurs sûres et les
jeunes éléments prometteurs. La défense, point faible de l'équipe lors d'un
passé récent, fut sensiblement améliorée par les arrivées, notamment de
Fabrice Bosny et de Daniel Demaerschalk. Au départ, pas moins de 25 joueurs
constituaient le noyau d'une équipe qui finalement répondit à l'attente. En
effet, champion de Première Provinciale Liégeoise avec un point d'avance sur
le second, Malmundaria, le R.F.C. HUY réintégrait la Promotion, un rêve qu'il
poursuivait depuis plusieurs années. Lors de l'avant dernière rencontre à
Amay Sp., la victoire hutoise sur le score de 0-1 (un but superbe de
Christophe Craninx, principal artisan de la montée) ne laissait plus planer
de doute sur l'issue du championnat. La cause était alors entendue. C'est
alors que les Tricolores laissèrent exploser une joie bien compréhensible! Première
saison en promotion - Championnat 2003 - 2004 C'est avec beaucoup
de peine que l'équipe s'était extraite de la Provinciale puisqu'elle n'avait
terminé le championnat qu'avec un tout petit point d'avance sur le deuxième.
Les dirigeants étaient convaincus que le maintien en Promotion passait
nécessairement par un sérieux remaniement de leur équipe première. Si l'on
garda au club les anciens qu'étaient Mottet, Craninx et Mardaga, on vit
apparaître beaucoup de nouvelles figures qui devaient normalement consolider
l'effectif. Et c'est ainsi qu'arrivèrent les Bayano, Crucil, Dethier,
Mossoux, Virag et quelques autres. Certains donneront satisfaction, d'autres
pas. Un départ, toutefois, suscitera pas mal de commentaires, celui de
Tollenaers qui au stopper était pourtant unanimement apprécié. Finalement, pour
leur retour à l'étage supérieur, les Tricolores tireront honorablement leur
épingle du jeu. En effet, à l'issue
de la saison, ils termineront à la septième place nantis de 40 points. Ils
avaient arraché 12 victoires et 4 nuls. Signalons encore
que parallèlement au championnat de première, les juniors provinciaux ont non
seulement remporté le titre de leur série, mais qu'ils sont devenus champions
de Belgique. Voilà un résultat tangible qui situe la valeur de notre Ecole de
Jeunes. Championnat
2004-2005. Une fois de plus,
beaucoup de transferts seront enregistrés durant l'entre saison : 15 partants
et autant d'arrivants. A ces derniers vint ensuite s'ajouter, durant le
mercato d'hiver, le défenseur, Nicolas Lapaix. Voici la liste de
quelques nouveaux joueurs : Marc Pisvin, Lionel et Julien Mertens, Hamide
Lamara, Bruno Bourguignon, Mathieu Belme, Rémy Di Nolfo, Johan Grommen,
Pascal Gilles, Frédéric Debougnoux, Stéphane Confente et quelques autres. Cette liste au
demeurant fort longue se justifiait peut-être par le départ d'anciennes
gloires locales, les Craninx, Mardaga, Mottet et Bosny . Comme toujours,
transférer reste aléatoire ; si certains se sont bien intégrés, plusieurs
autres déçurent cruellement. Les dix premières
rencontres donnèrent le frisson aux dirigeants et supporters. Elles n'ont
rapporté que 8 points avec à la clé une avant dernière place au classement
général, situation heureusement temporaire de descendant. La deuxième tranche
fut par contre menée tambour battant. Nos Tricolores la terminaient à 2
points du vainqueur. Cet essor aussi bénéfique que surprenant correspondait
étrangement avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur en la personne d'Alain
Dheur, un gars du coin. Il s'efforça de rendre un peu de souffle à l'ensemble
et y réussit pleinement. Quant à la
troisième tranche, elle ne sera pas à l'image de En tout état de
cause, l'équipe terminait à la sixième place du classement avec 47 points.
Elle n'avait loupé la participation au tour final que d'un cheveu. Les perspectives
d'avenir sont aujourd'hui excellentes. L'équipe s'est bien structurée. Les
meilleurs éléments sont restés au club; les points faibles ont été renforcés
et des jeunes éléments du cru s'affirment de jour en jour. Bref, de quoi voir
le futur avec beaucoup de sérénité. Championnat 2005
– 2006 Ce deuxième
championnat en promotion, va, une fois encore, entraîner son long cortège de
transferts ; dans les deux sens d’ailleurs. En ce qui concerne les
arrivées les plus marquantes, nous noterons surtout celles de BOON, MOUREAU,
VANDEBON ( Eric), SYLLA et BUTERA. Quant aux départs, ils emporteront
l’excellent défenseur CRUCIL, GROMMEN, qui n’a pas convaincu, ainsi que
MASCAR, RAVIGNAT et MORSAT, dommage pour ces 3 derniers, car il s’agit de
jeunes issus des équipes d’âge locales. En tant que T1, La première étape
des 10 matches, notre équipe la parcourra sur un train de sénateur puisqu’elle totalisera seulement 14 points
à 6 unités des premiers, Hamoir. La suite se déroulera sous de meilleurs
auspices, notre équipe faisant alors un bond de 3 places en passant ainsi du 9e au 6e
strapontin du classement général. La suite verra des Hutois en constante
progression ; ils décrocheront finalement le 5e accessit et
terminent 3e de la dernière tranche de 10 rencontres. Après avoir
longtemps mené le peloton, Hamoir finit très mal son championnat. C’est Seraing qui monte en D3, tandis qu’Andenne, Spa et Spy font la
culbute. Championnat 2006
– 2007 Troisième
round parmi « l’élite » ! En ce qui concerne
les transferts tout au moins, la période de transhumance estivale, drainera,
une fois de plus, son lot de départs et d’arrivées. Des garçons comme Belme,
les frères Mertens, Di Nolfo, Desmedt, soit qu’ils n’aient pas été suffisamment utilisés à leur goût,
soit qu’ils aient préféré aller voir ailleurs, vont changer d’air. Ces
joueurs s’étaient souvent illustrés sous nos couleurs, il était impératif de
les remplacer valablement. Belme s’en alla àTirlemont où il se ménagea d’emblée une place en première ;
Desmedt, encore, un jeune bien de chez
nous hélas, prit la direction d’Oreye
et les frères Mertens émigrèrent vers Spa.Ces pertes devaient obligatoirement
être compensées par des footballeurs aussi performants ou à peu près, sans quoi,
l’avenir risquerait de s’assombrir bientôt ! On fit donc appel à des
garçons dont la réputation, au niveau promotionnaire était bien établie. Et
c’est ainsi que nous avons vus arriver
les Rappa, Libois et Babitz qui
justifièrent par la suite, la confiance placée en eux. Prometteur, le
championnat débuta par un palpitant derby opposant Huy à Hamoir et duquel les
Hutois sortirent vainqueurs (2-0). Ce fut leur plus beau fleuron avec le
match-retour. Les 5 rencontres suivantes se poursuivirent sans la moindre
défaite mais celle-ci se produisit
quand même à Tamines (3-1). Il fallait bien que ça arrive un jour. La
première tranche de la compétition vit nos Tricolores terminer en 3e position avec un total
positif de 16 points. Durant la deuxième tranche, ils ne grappillèrent
finalement que 9 points. Ils avaient pourtant réalisé un exploit de
taille à Hamoir, le futur
vainqueur de la compétition où ils
avaient remporté une indiscutable victoire sur le même score qu’à l’aller
(0-2) ! Malheureusement, au fil
des rencontres, la compétition risqua de bien mal se terminer. En effet, ils
ne respirèrent vraiment que lors de l’avant dernier match. Ce jour-là, ils
recevaient le F.C. Aische. Au cours d’une fort décevante rencontre ponctuée
par un 0-0 qui permettait aux deux équipes de respirer, ils ne convainquirent
pas leurs adeptes ce qui suscita même quelques réflexions dubitatives quant à la régularité de la rencontre. Son équipe ayant
finalement évité le pire, Championnat 2007
– 2008 Ils sont
partis :Bourguignon, Confente, Demaerschalk, Demortier, Heudens, Lapaix,
Mossoux, Mommen, Reci et Vandebon E. Départ de 2 joueurs issus des équipe
d’âge : Heusden et Mommen et celui d’un joueur très apprécié, mais qui
désirait monter de catégorie: E.
Vandebon. Toute grosse lessive donc…Ils sont venus : Bonné, Coibion,
Gillet, Jadot, Phlippet, Salles, Willaert et Yilmaz. Tandis que Bonné ne sera
pratiquement pas titularisé, de ce groupe, plusieurs éléments s’insèreront
d’emblée dans le onze de base. Parmi ceux-ci, une toute grosse pointure,
Gokhan Yilmaz, en provenance de
Hannut. A son sujet, les sirènes hutoise ont mieux chanté que leurs
rivales et il va bien vite se révéler
comme étant un atout important en pointe de l’attaque. Trop de chambardement
au sein d’un même groupe, ce n’est
jamais bon pour les automatismes ; c’est d’autant plus vrai que ne
voilà-t-il pas notre équipe envoyée sans autre forme de procès en promotion
C, une série à forte connotation flamande avec des Anversois et des
Limbourgeois. Pourtant d’entrée
de jeu, cette équipe hutoise new look s’accroche courageusement et elle
franchit les 10 premières rencontres en 3e position du classement
général, riche de 19 points. Elle joue
de manière très académique surprenant même ses rivaux du Nord. Elle ne
poursuivra malheureusement pas sur sa lancée, termine la 2e tranche à
l’antépénultième place et finalement se sauvera de justesse comme l’année
précédente. Très éprouvant championnat que celui-là face à une majorité
d’équipes flamandes caractérisées surtout
par une puissance et une résistance physique supérieures. Ecroulement
final fort bizarre, identique à
l’année précédente. Avec un total de 8 points sur 30 au cours des 10 derniers
matches, bis repetita : 3 points de plus que le barragiste. C’est Hoogstraten
qui cueillera les lauriers. Championnat 2008-2009 Les Forces vives
pour ce championnat : Durant la période
des transferts, 8 joueurs nous ont quittés : Willaert, Sales, Coibion,
Moureau, Bonné, Sylla, Schuilen et Godfroid tandis que 8 sont arrivés :
Adim, Bodart, Docq, Murtézi, Ojea, Pinsart,
Thomas Rovny et Ertigril Yilmaz. Il faut y ajouter F Beine et C
Smeyers qui venus durant le mercato d’hiver complétèrent les rangs. Dès le départ du
championnat, notre entraîneur (toujours le même pour sa 5e saison)
pouvait disposer de 4 défenseurs
spécifiques, de 10 médians, de 5 attaquants et de 2 keepers.Comment cet
effectif allait-il se comporter alors que notre équipe avait été pour le plus
grand plaisir de tous, replongée dans une Promotion D exclusivement wallonne ? De toute évidence,
ce fut une campagne pleinement réussie avec le gain de la première tranche
mais obligation d’ajouter un bémol
puisque finalement, la montée en D3 fut manquée de fort peu. En effet, le
R.F.C. Huy était toujours en compétition pour la première place à 2
rencontres de Ce fut sa
meilleure saison depuis son retour en divisions supérieures. Et
demain quel visage pour le R.F.C.Huy.
Football
caméléon ! En 100 ans le football
hutois en a vu de toutes les couleurs ( au propre comme au figuré ).
En 1998,
faisant suite à la « Charte » établie par nos responsables communaux,
nos couleurs sont désormais celles de la ville : le jaune, le bleu et le
rouge. Désormais, la
presse a pris l’habitude de nous appeler « les Tricolores ». La
bizarrerie des chiffres. - La R.U.Hutoise a
porté le matricule 76 pendant 76 ans. - Huy Sports a reçu
le matricule 4747 en 1947 et l’aura porté 47 ans. Livres. Il existe deux
ouvrages retraçant le cheminement du football à Huy : - Huy, Un siècle de
football par Robert Bury et des Collaborateurs (Ouvrage disponible à l'Hôtel
de Ville) - Huy Sports
1947-1995 Historique par Henri Rorive Conclusion. Cent années ont
passé et le Huy FC est devenu le RFC Huy. Années de joies, de peines et d’un
nombre incalculable de minutes de football. Ainsi se poursuit
la vie du Football hutois devenu centenaire. Sur ce long laps de temps, il a
fait une large consommation de dirigeants. Certains remplirent leur mission
pendant de longues périodes en donnant le meilleur d’eux-mêmes ;
d’autres, tels des papillons, ne firent que passer l’espace d’une saison.
C’est que, pour accomplir des tâches aussi exigeantes, toujours bénévoles, il
faut une sacrée dose de dévouement, ce qui n’est pas donné à tout le monde.
Mais à tous en tout cas, il convient d’adresser de chaleureux remerciements
pour les services rendus au Football Hutois. |